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 Caravan In Wales [RP solo]

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Mister MidNight



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MessageSujet: Caravan In Wales [RP solo]   Jeu 8 Sep - 20:43


We're going on holiday
So why have you got an array of board games under your arm ?
What’s the point in going somewhere else
If you're only going to do exactly what you would be doing at home ?
Looks like we're both in checkmate now

Board games have a double meaning in this caravan in Wales
You sink ships when we should be kissing
Monopoly has thrown us in jail !

So stick the kettle on, so stick the kettle on !
Cos that’s your get out call, your automatic response when everything is going wrong
It was you who killed us in the bedroom with the lights on

Board games have a double meaning in this caravan in Wales
You sink ships when we should be kissing
Monopoly has thrown us in jail !
Board games have a double meaning in this caravan in Wales
You play Scrabble though we should be kissing
Monopoly has thrown us in jail !

Looks like we're both in checkmate now...

Caravan In Wales, The Wombats


La fumée envahissait l'espace du quai. Une épaisse fumée blanche, qui avait tendance à étourdir un peu les gens n'ayant pas l'habitude des trains et de la gare de Cardiff Central.
Les voyageurs impatients qui attendaient assis sur les bancs du quai se levèrent, soulagés d'apprendre qu'aucun long retard ne perturberait leur attente déjà pénible. Certains étaient là pour recevoir de la famille ou des amis, d'autres changeaient de train dans cette gare, d'autres allaient partir pour un voyage vers l'autre bout de l'Angleterre. Tous avaient un but précis, une raison valable d'occuper les bancs de la gare à cette heure et en ce jour précis. Sauf ceux qui venaient pour observer les trains de marchandise effectuer leurs allées et venues entre cette gare et les autres que l'on trouvait dans le pays, tels d'innocents et paisibles bovins ruminants dans les champs de sa Majesté.
Mais le train qui arrivait avait bien plus de prestige. C'était là une belle locomotive cuivrée qui précédait la première série de wagons de passagers, qui voyageaient en seconde classe. Aux fenêtres, on voyait de nombreux visages qui observaient l'extérieur de la structure mouvante.
Il y a avait beaucoup d'yeux. Des marron, gris, verts, bleus, mauves, dorés, écarquillés, bridés, le regard dur ou doux, soupçonneux, endormi, décidé, apeuré.
Des bouches. Elles étaient entrouvertes et bées pour les plus impressionnables et les enfants, déformées d'un rictus pour les grands frères moqueurs, garnies d'un cigarette ou de dents en or, tordues de douleur pour ceux qui se faisaient marcher sur les pieds, pincées pour les personnes les plus sévères dénigrant l'attitude ébahie des enfants, souriantes pour ceux ayant reconnu des visages familiers dans l'assistance du quai, tristes pour ceux dont le retour était imposé après de courtes vacances loin de leur travail, timides pour les adultes qui prenaient le train pour la première fois.
Les visages défilaient à la vitesse à laquelle la locomotive déplaçait la masse métallique, et vite, ce fut au tour du wagon restaurant d'arriver. A l'intérieur, les gens se hâtaient de quitter les lieux pour aller récupérer leurs bagages et profiter du court temps d'arrêt pour sortir. Les tables étaient en train d'être débarrassées par les serveurs et les garçons de café embarqués à bord. Au bar brièvement aperçu, un vieil homme barbu au lunettes reflétant le décor nettoyait un verre avec un torchon d'un air impassible. Puis le manège du train enchaîna sur les quelques wagons de première classe, nettement mieux entretenus, et dont les fenêtres étaient presque toutes obtuses à la vue extérieure, fait causé par la présence de rideaux souvent tirés pour plus d'intimité. Par les quelques fenêtres qui n'étaient pas masquées, on voyait des familles bien habillées, aux mères coiffées de façon alambiquée, aux pères de famille aux moustaches bien fournies, et aux fillettes en jupons sortir tranquillement de leurs compartiments en discutant.
Petit à petit, les silhouettes sortaient de la brume. Les gens qui venaient de se lever marchaient à grandes enjambées à la recherche des gens qu'ils se devaient d'accueillir, se précipitaient vers les wagons pour monter avant que le sifflet du contrôleur ne garantisse l'inutilité de l'achat de leur billet, ou restaient plantés là, bras croisés. On entendait des discussions. De l'anglais, partout, avec des accents écossais, londoniens ou gallois, un peu de gaélique, un peu de celte, La fumée commença à se dissiper, alors que bientôt, plus rien ne bougeait. Les gens étaient entrés, sortis, partis, et bientôt, on entendit un sifflement aigu, suivi d'un "En voiture !", envoyé par le contrôleur ventripotent qui parlait avec un fort accent gallois.
La fumée dissipée revint bien vite, alors que le cheminot qui dirigeait et alimentait la locomotive remettait du charbon dans le ventre ardent de la machinerie.
Peu de temps après cette fumeuse résurrection, le monstre de ferraille à la carlingue cuivrée, dorée et argentée eut un léger soubresaut, et recommença doucement à avancer le long des voies. Petit à petit, il prit de la vitesse, et disparut du champs de vision de qui se trouvait sur le quai. Le problème, c'est qu'il n'y avait que deux personnes, qui ressortaient à présent que la fumée mourrait à nouveau dans l'atmosphère.
Et comme elles étaient dos à la voie, le champs de vision de ces messieurs n'était le même que ceux qui faisaient face à la bête de métal à présent disparue.

Les deux hommes que l'on distinguait petit à petit que la fumée se dissipait étaient accoutrés comme deux gens bien habillés. Une chemise au col en V sur laquelle ressortait une cravate au nœud parfaitement fait, serré comme il le faut. Un long manteau descendant jusqu'aux genoux, aux boutons argentés ouvragés recouvrait l'ensemble complété par un pantalon semi-ample et des bottes un peu étranges, d'aspect présumé militaire, une apparence abstraite dans le milieu de la cordonnerie que les gens auraient du mal à définir. Au XXIème siècle, on les dirait futuristes.
Chacun portait transversalement une sacoche grise à l'aspect simple, et une petite mallette. A leurs pieds, deux grandes malles de voyage en bois sombre en provenance d'Inde.
La fumée totalement disparue permettait de se rendre compte du fait que ces personnes étaient parfaitement identiques. Identiques, à un détail près : le premier était habillé de noir, et sa sacoche était gris foncé. La seule touche de blanc qu'il avait sur lui était sa cravate, et le fait que sa peau soit particulièrement pâle. Ses yeux étaient d'un bleu très sombre, ses cheveux laissaient de temps à autre ressortir un léger éclat bleuté.
L'autre était tout l'inverse. Du blanc et rien que du blanc, sauf pour sa cravate noire, et sa sacoche qui elle était gris clair. Lui avait la peau plus hâlée que son frère. Il n'était pas bronzé ni basané, mais pas aussi blanc que son jumeau. Ses yeux à lui étaient rouges... Un rouge sang qui étonnait parfois ceux qui croisait son regard. Ses cheveux à lui laissaient ressortir plutôt un éclat vermillon par moments.

"On y est...
- Oui, Lonn. Nous sommes arrivés sur la terre de nos ancêtres..."


La vieille famille Malan't avait pour lointaines origines le Pays de Galles. Cependant, elle avait vite décidé de s'isoler un peu, et avait bâti son manoir sur la pointe sud-ouest du Royaume d'Angleterre, un peu à l'écart du monde.

"Tu comptes l'installer dans la région ?
- Oui. Nous avons besoin de plusieurs laboratoires répartis un peu partout dans le monde. On peut en installer aux quatre coins de l'Angleterre, la Reine a donné son accord. Le Nord, l'Irlande, la frontière entre les Midlands de l'Est et le coeur de l'Angleterre, la pointe Est, et notre manoir. Dans notre pays, il nous faut bien au moins ces cinq centres de recherche. Plus tard, nous en installeront dans certains grand pays d'Europe, en Inde et dans les pays asiatiques.
- Je vois.
- Ces labos supplémentaires nous permettront de décupler nos recherches. Nous pourront gérer depuis chez nous les autres centres, et ainsi faire en parallèle plusieurs tests. Et plus tard, j'ai idée de créer une porte qui génèrera un passage entre chaque laboratoire.
- Possible avec la recherche sur les phases dimensionnelles... Mais il faudra du temps pour ça.
- Oui... Il en faudra beaucoup."


Lan considéra le lieu dans lequel il était arrivé. Une gigantesque voute métallique composée de grandes poutres, comme l'on en faisait facilement de nos jours grâce aux fonderies. Des grandes structures supportant du verre laissant passer la lumière qui éclairait les voies qui s'étiraient au loin, sur lesquelles d'autres trains stagnaient, tels de longs nodules d'acier léthargiques, aux couleurs fades. De l'autre côté, un grand bâtiment de briques blanches salies par le temps et les éléments aux fenêtres de verre cintrées de métal se trouvait. Cardiff Central, la gare de la capitale galloise, était une belle construction.
Lan se dirigea d'un pas rapide vers une arche double qui conduisait dans le bâtiment, aussitôt suivi par son frère à la démarche un peu trainante. Au centre de la grande pièce au plafond très haut se trouvaient des bancs à la peinture écaillée, et sur la gauche, il y avait des comptoirs où des femmes et des hommes avaient l'air de s'ennuyer fermement. En voyant arriver les deux jeunes hommes, il se réveillèrent un peu, puis en constatant qu'ils se contentaient de traverser l'accueil pour passer les portes, et ne venaient pas acheter de billet, et aussi en se rappelant que ceux qui venaient acheter des billets venaient généralement des portes que les jumeaux venaient d'emprunter pour sortir de la gare, ils se renfermèrent à nouveau, et reprirent leur poses de travailleurs fatigués et ennuyés par le manque de clientèle.

Les jumeaux arrivés pour de bon dans la capitale galloise furent étonnés du manque de monde qu'il y avait en ce jour. Quasiment personne n'était dehors, et les rares quidams disparaissaient rapidement dans les rues, pressés d'arriver on-ne-sait-où.

"C'est très... vide.
Tu ne trouves pas ? ...
"







|HRP| Vos commentaires sont les bienvenus :> |/HRP|

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MidNight.

Lan & Lonn Malan't.

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De Senga



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MessageSujet: Re: Caravan In Wales [RP solo]   Lun 12 Sep - 19:16

Bah, comme tu l'as demandé, je vais commenter...
Et ben...
C'est parfait! \o/
Je sais vraiment pas quoi dire. x)

Peut-être que la première partie est un peu longue, que j'aurais aimé peut-être ressentir un peu plus d'émotions chez Lan ou Lonn. Mais qui suis-je pour dire ça? xP
Surtout que c'est normal si on ne ressent pas beaucoup d'émotions chez les personnages, vu que c'est un narrateur omniscient (quoique...). Et puis, si je dis ça c'est juste pour faire mon chieur, critiquer, pour que mon post ait l'air constructif.

Donc, ne prends pas vraiment forcément en compte ça, c'est parfait! \o/ --> //o\\ (Il a la tête entre les jambes) --> ~o~ (Il... Danse?)
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Mister MidNight



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MessageSujet: Re: Caravan In Wales [RP solo]   Mar 27 Sep - 21:18

|HRP|

Merci pour ce commentaire constructif =) Je vais m'améliorer un peu, grâce à lui. Je poste donc la suite, et les commentaires sur celle-ci sont encore les bienvenus ~

|/HRP|




"C'est très... vide.
Tu ne trouves pas ? ...
"


L'homme en blanc exprimait en une phrase ce que son écrivain avait décrit en plusieurs.

La capitale du Pays de Galles était vide. Les bâtiments de brique étaient beaux, les motifs gravés sur les frontons et les frises des bâtiments superbes. Mais de vie, nulle trace. Comme si quelqu'un avait effacé du revers de la main toute existence humaine qui aurait existé en ces lieux un jour, transformant la belle ville en paysage calme et fantomatique.

"Où sont donc passés les habitants..."

Les deux jumeaux affichaient un air perplexe. Cependant, ils décidèrent d'un commun accord de continuer ce qu'ils avaient à faire, et commencèrent à marcher.

"Où est sensé se trouver notre hôtel ?
- Au centre-ville... Il va falloir marcher un peu direction nord."


Plusieurs minutes durant, les jumeaux traversèrent calmement les rues. Chacune d'entre elles était plus vide que sa voisine - dans la mesure du possible, bien entendu. L'expression française "Il n'y a pas un chat" prenait tout son sens, car même des matous errants fuyaient lâchement en crachotant quand arrivaient les deux jeunes hommes. Les paysages urbains de Cardiff se succédaient. D'une grande avenue aux maisons dont l'opulence était tout à fait perceptible, jusqu'à d'autres plus modestes, tout semblait...

"Mort.
- Pardon ?
- Ce n'est rien... Il me semble juste que c'est le mot idéal pour décrire ce qui nous entoure.
- Effectivement..."


Les jeunes hommes accélérèrent le pas en vue du centre-ville. Les bâtiments se faisaient plus hauts, fiers d'au moins six étages. Il y avait aussi plus de fleurs en pots. La vie en centre-ville pouvait avoir ses inconvénients, autant la rendre ne serait-ce qu'un peu plus agréable. Tout respirait le calme...

Un calme qui fut alors troublé par un hurlement strident. Celui d'une femme.

"Qu'est-ce que...
- Dépêche-toi !"


Le frère de Lan avait vite réagi. A peine avait-il prononcé ces mots qu'il s'était mis à courir en direction du centre ville. Son frère, l'air légèrement désemparé, prit la décision de faire de même, et suivit son jumeau en sprintant, tenant son haut-de-forme pour éviter que celui-ci ne tombe.

Lonn disparut à l'angle de la dernière rue avant d'atteindre la grande place où les deux hommes voulaient arriver. Lan eut un mauvais pressentiment avant de faire de même, et il eut raison.

"Lonn..."

*
* *


Son frère était complètement absorbé par ce qui lui faisait face. Un mélange d'étonnement, de dégoût profond et de détermination figurait sur le visage de Lonn. Lan, plutôt que de s'attarder dessus, observa autour de lui ce qui se passait et pourquoi son frère réagissait ainsi.

Sur la grand-place, un monde phénoménal était rassemblé. Tout le peuple de Cardiff, tous les habitants de la capitale galloise... Tous étaient réunis ici, par on ne sait quel miracle qui leur permettait de tous se masser en cet endroit.
Au centre de la foule se tenaient plusieurs silhouettes encapuchonnées. Il y en avait d'autres, réparties un peu partout dans la foule. Personne n'avait l'air de savoir comment chacun était arrivé ici. Personne ne savait pourquoi, et personne ne semblait s'apercevoir de la présence des mystérieuses silhouettes. Tout le monde, sauf les jumeaux.

"Qu'est-ce qu'ils font encore dans le coin, ceux-là...
- Je ne sais pas, mais c'est mauvais signe. Si en plus ils savent que nous sommes là, ça risque de prendre un très mauvais tournant..."


Lonn fit craquer les jointures de ses mains.

"En tous cas, on ne va pas les laisser là... Tu as remarqué leur disposition, je suppose.
- Bien sûr... Un pentacle. Ils ont usé de magie noire pour rassembler la foule ici. Et la raison qui les a poussés à faire ça ne m'emplit pas de joie..."


De leur œil masqué, les jumeaux y voyaient bien. Ils voyaient les âmes de ces hommes corrompus par leurs ennemis qui luttaient vainement contre les chaînes qui les emprisonnaient. Ils voyaient les auras plus noires que le noir le plus profond qui entourait ces âmes. Ils voyaient le flux d'énergie que les-dites auras faisaient circuler entre elles pour former le signe maudit. Et ils voyaient au centre l'instigateur de cette étrange spectacle qui manipulait si bien ses congénères. Enfin, "congénères" était un bien grand mot. Ca devait faire longtemps que celui qui se trouvait au centre de tout ça n'était plus humain.

"Tu penses à un sacrifice ?
- Probable. La Main sacrifie souvent des disciples en espérant Lui plaire. Ou peut être encore pour d'autres choses qui m'échappent une fois de plus..."


Lan avait le regard vague en repensant au passé. Un passé douloureux qu'il se devait de corriger pour que l'avenir soit plus prometteur.

"Mais je n'aurais pas pensé qu'elle essayerait de sacrifier une ville entière...
En tous cas, il est certain que nous nous pouvons pas laisser faire ça. Surtout si cela permet à la Main de devenir plus puissante. De plus, le Pays de Galles est notre principal fournisseur de métaux. Si Cardiff s'effondre, nous allons devoir nous tourner vers d'autres vendeurs..."


Le regard de Lan avait encore changé. Lonn y pensait à l'instant, et il appréciait cela : quand celui qu'il considérait comme son petit frère devenait plus déterminé qu'une dizaine d'hommes à la volonté indestructible.

"Alors, arrêtons de tergiverser... Et allons-y."

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MidNight.

Lan & Lonn Malan't.

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De Senga



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MessageSujet: Re: Caravan In Wales [RP solo]   Mer 5 Oct - 20:50

Hmm, tu m'as demandé de commenter, ce que je vais faire (quoique c'est ce que je fais).
Mais difficile de rester constructif. C'est vraiment sympa, s'tout, bien qu'un peu spé' que toute une ville soit attirée par les pouvoirs de la Main, surtout dans un monde où un démon vole l'âme d'un enfant et que des gens fusionnent des corps. Bref, vu que je commente, tu suites? : P

//En me relisant je me suis dis que ça aurait pu être intéressant que je fasse une blague comme le font de plus en plus de podcasteurs en narrant à la façon de "bref." :° \\
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Mister MidNight



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MessageSujet: Re: Caravan In Wales [RP solo]   Jeu 5 Jan - 23:04


"Mes amis ! Nous sommes réunis aujourd'hui en ce lieu pour accomplir notre Rituel. Que de lunes ont passé depuis la dernière fois que nous l'avons exécuté !"


Une ombre plana furtivement sur la foule. La vitesse à laquelle elle était passée ne laissait rien présager d'inquiétant. Sûrement un oiseau de proie en quête de gibier.

"Les habitants de ce pays nous empêchent depuis trop longtemps de pratiquer notre culte en paix..."

Une seconde ombre traversa la grand place. Une fois de plus, personne ne sembla s'en occuper. Les formes noires qui étaient réparties un peu partout au milieu des gens à l'air hagard semblaient particulièrement attentives aux paroles de la silhouette qui trônait au centre de la place.

"Mais aujourd'hui, qui donc pourra nous empêcher d'accomplir ce que nous avons à accomplir ! Nous sommes ici pour sacrifier justement devant Lui les âmes des humains qu'Il mérite d'avoir à Ses côtés !"

Une des formes détourna son attention sur le mouvement rapide de quelque chose d'inquiétant derrière elle.

"Cette femme n'est que le début... Elle a enclenché le processus. La porte est ouverte ! Et par elle passeront de nombreuses autres âmes vers Son refuge..."

Les autres formes, buvant les paroles du prêcheur il y a quelques instants, commençaient à se douter que quelque chose n'allait pas.

"Quand notre maître L'aura rejoint, il ouvrira la voie vers le début d'une nouvelle ère... La nôtre, mes amis ! Une époque neuve, celle où les hommes de grande vertu comme nous pourront régner sur cette Terre, et plus tard sans doute, sur le reste de l'Univers !"

Les formes s'agitaient. Ces mouvements dans leur dos ne présageaient rien de bon, elles le savaient. Et ce Grand Prêtre qui ne voyait rien !

"Nous nous attaquerons au domaine du divin... La connaissance suprême sera à notre portée... Et alors, nous Le détrôneront ! Et notre Maître prendra sa place !
- Intéressant, tout cela."


La dernière sentence, prononcée par une voix qui semblait venir de partout à la fois et avait résonné comme le tonnerre dans toute la ville, fit se taire la silhouette du centre. Autour d'elle, au milieu de la foule, plusieurs formes étaient tombées. Les gens avaient tous l'air ahuris, ne comprenant rien à la situation. C'est alors qu'un craquement nettement audible retentit. Une vague lumineuse tomba du ciel, telle la foudre, avec rapidité et précision. Tout était confus. Le prêcheur du centre ne comprenait pas ce qui arrivait, et se demandait qui osait troubler son discours.

"Que se passe-t-il !? Qui ose !"

La lumière se dissipait peu à peu. Chacun arrivait à nouveau à distinguer le sol, puis les murs des bâtiments. Enfin, un rumeur forte retentit au dessus de la place. La foule s'affola.

L'éclair blanc semblait avoir révélé la présence des formes et du prêcheur au centre. Les enfants se mettaient à pleurer, à demander à leurs parents de rentrer, car ils avaient peur. Leurs mères ne disaient rien, bouches bées, coites devant le rassemblement et les silhouettes, dont la plus imposante, au milieu de la place, dégageait une aura noire des plus abominables et terrifiantes. Et face à cette silhouette, la seule chose rassurante était ce jeune homme, qui lui faisait face. Mais lui-même était assez étrange... il était entièrement habillé de noir, un haut-de-forme de cette couleur légèrement penché de côté sur la tête, et les seules choses qui ressortaient étaient la blancheur de sa peau et les boutons argentés de son manteau, par dessus lequel il portait une sacoche grise foncé en bandoulière. Pour couronner le tout dans la catégorie de l'inaccoutumé, un bandeau noir cachait son œil droit.
La silhouette du centre à qui faisait face le jeune homme pointa celui-ci du doigt, la main impérieuse, inclinée vers le sol. Durant quelques secondes, elle ne dit rien. Elle se contenta d'observer le jeune homme droit dans le yeux, comme pour le sonder, attendant une quelconque réaction. Mais celui-ci soutint le regard d'un air froid, sans broncher.

"Lan Malan't."

On ne distinguait rien sous le capuchon de la forme du centre. Cependant, alors qu'elle prononçait ces mots, un sourire blanc effrayant s'étira lentement, ressortant hors de l'obscurité de la capuche. Celui qui s'appelait vraisemblablement Lan Malan't se réagit pas, continuant à fixer intensément son interlocuteur.

"Vous êtes venus vous jeter dans la gueule du loup ? C'est fort aimable à vous, le jour où nous attendions cela n'était donc pas si lointain...
- Détrompez-vous, Prêcheur Treize. Nous n'apprécions pas que vous sacrifiiez la populace galloise, nous nous sommes donc décidés à réagir."


Le prêcheur inclina la tête de côté à gauche, à droite.

"Vous allez donc encore nous gêner, comme à votre habitude...
- C'est fort probable."


La silhouette commença à marcher de long en large, faisant les cent pas, tête baissée. Elle semblait glisser sur le sol pavé, ce qui rendait encore plus effrayant aux yeux de la population la vision de toutes ces formes encapuchonnées qui la guettait.
Celle-ci était encore incapable de bouger. Chacun essayait tant bien que mal de se dégager, de courir à toutes jambes loin de cet endroit glauque. Mais personne n'y parvenait. tout ce qu'il était possible de faire, c'était de regarder, et d'attendre son heure patiemment.
La silhouette s'arrêta, et se retourna à nouveau vers l'individu, qui la fixait inlassablement.

"Et bien, puisque vous ne nous laissez pas le choix, nous allons devoir nous occuper de vous."

A peine eut-elle prononcé ces mots que tels d'insaisissables rapaces, les silhouettes noires se tournèrent vers le jeune homme, et se mirent à foncer dans sa direction. Seuls quelques mètres séparaient celles-ci de lui, alors qu'il ne bougeait pas. Les gens regardaient avec stupeur les choses noires foncer sur celui qui tenait tête au prêcheur, se disant qu'il était inconscient, qu'il serait probablement à terre dans quelques minutes... ou pire.
Les formes noires étaient juste devant le jeune homme et lui sautèrent dessus.

Mais les gens n'en avaient pas fini d'être surpris. Alors qu'ils s'attendaient déjà à voir l'homme dans une flaque de sang, face contre terre, les silhouettes noires formaient un cube parfait autour de l'endroit où il se trouvait... Par endroits, elles ne recouvraient pas cet étrange cube, et on pouvait alors distinguer une barrière blanche transparente qui les empêchait de passer. De petits éclairs blancs ressortaient par endroits.

Faisant sursauter l'assemblée, une grande décharge éclatante détonna alors, repoussant les formes.

On distingua alors le jeune homme à travers la barrière cubique. Il était entouré d'un cylindre étrange, composé d'interfaces transparentes, de cadres emplis de zéros et de uns, de diagrammes, de pourcentages, d'informations.

"C'est tout ?"

*
* *


Lan Malan't prit un air désappointé. Il s'attendait d'emblée à mieux de la part de la Main qu'une simple attaque de force. Mais ce n'était sûrement pas fini...
La silhouette noire hurla des ordres à ses pions dans une langue incompréhensible en gesticulant. Celles-ci se massèrent autour de la barrière, et commencèrent à réciter des psaumes de leurs voix graves, aigües, terrifiantes. Une aura noire les entoura, s'intensifia, alors que des lettres noires d'un alphabet inconnu sortirent d'en dessous d'elles pour partir vers la barrière et s'y concentrer. L'ensemble de la barrière se mit à briller d'une lueur lugubre et commença à se fendiller, comme une vitre.
L'ingénieur prit un air inquiet l'espace d'un instant, et ordonna à l'ordinateur d'envoyer plus d'énergie dans la barrière, tout en pianotant sur les interfaces autour de lui. Impossible, lui répondit-il. La barrière était déjà trop endommagée pour être restabilisée.

Sans alternative, Lan se précipita alors vers une paroi de la barrière à l'opposé de ses ennemis, les interfaces suivant ses mouvement, s'éclipsant et glissant sur les côtés pour ne pas le gêner, et en plaçant ses mains devant lui, il envoya un ordre de passage qui créa une brèche par laquelle il sortit de la zone sécurisée. Les malédictions qui avaient déjà à moitié dévoré la barrière finirent de détruire celle-ci, les morceaux volant en éclat.

Lan n'avait pas de temps à perdre : si il arrivait à battre le prêcheur, celui-ci ne pourrait pas appeler de renforts ni s'en créer de nouveaux... Il suffirait ensuite de les maîtriser en attendant l'arrivée des exorcistes pour les désenvoûter.
La clé pour gagner était devant lui : cette silhouette noire régie par la démence et qui avait une foi aveugle en son créateur et maître.

Lan activa alors ses bottes high-tech, qui accélérèrent sa marche, et courut de toute la puissance de ses jambes en direction du grand prêtre, une main tenant son haut-de-forme noir pour qu'il ne tombe pas. Alors qu'il se trouvait à moins d'un mètre, les formes surgirent devant lui pour lui bloquer la route, et Lan fit un bond de côté pour éviter la collision. Il fallait couper la tête, mais les autres membres la protégeaient.
Lan sauta en arrière, propulsé par ses bottes, et atterrit doucement sur un toit, se repliant derrière une cheminée.

Il réfléchit. Le grand prêtre était protégé par ses pions, qui ne le laisseraient pour rien au monde se faire atteindre par les attaques du jeune homme. Par conséquent, il lui faudrait premièrement se débarrasser des pions. Mais à l'origine, ces pions n'étaient que des hommes ordinaires. Il pouvait voir leurs âmes se débattre contre les chaînes qui les retenaient, hurler à s'en fendre l'âme. Par conséquent, Lan ne voulait pas se résoudre à les tuer. Cela n'était pas dans sa nature, et il lui faudrait donc simplement les immobiliser...

Manipuler l'espace-temps n'est pas à la portée de n'importe qui. Quelque soit l'homme qui prétendrait en être capable, il ne serait vu par les autres que comme un nigaud rêveur et menteur. Cependant, les frères Malan't ne faisaient pas partie de cette catégorie rare de gens que l'on mettait généralement à l'asile.
Premièrement, il ne se vantaient pas, leurs travaux restant secrets en permanence. Et deuxièmement, si jamais ils se vantaient, ce n'était pas pour le plaisir de se vanter. Car ce dont les frères Malan't se vanteraient si cela était dans leurs habitudes était vrai.
Car en effet, ils étaient capables par un certain procédé de manipuler partiellement l'espace. Le temps, c'était une autre affaire... l'affaire d'un rêve, toujours, car c'était une chose sur laquelle ils n'avaient pas encore travaillé.

"Ordinateur, ouverture d'une invite de commandes."


Lan tapa un mot de passe, et une interface noire s'ouvrit devant lui. L'écriture sur cette interface était blanche, et constamment accompagnée d'une petite barre clignotante sous la dernière lettre. Il commença à écrire quelques lignes de code, ouvrant d'autres interfaces sur lesquelles des barres de chargement se remplirent, où des cartes en trois dimensions et des plans apparurent. Il zooma de la main droite tout en complétant la programmation sur l'invite de commandes de la gauche, et arriva sur les plans et les cartes jusqu'à sa position.

Les silhouettes le cherchaient. Il lui restait peu de temps avant qu'elles ne le trouvent, et il accéléra sa cadence d'écriture.
Un quadrillage apparut sur le sol de la place, sous les pieds des habitants hébétés, des zéros et des uns glissant le long des cases créées par ce quadrillage, tandis que Lan, caché derrière sa cheminée, continuait à taper les lignes de codes qui les créaient. La zone quadrillée s'agrandit, et les lignes, les cases, commencèrent à prendre de la hauteur, à s'élever, s'élever, jusqu'à une hauteur considérable au dessus du sol.
Tout le monde s'effrayait. Encore un tour de ces hommes en noir ? Ou étais-ce ce jeune homme étrange qui tirait son épingle du jeu ? Quelque soit l'hypothèse valable, on ne savait ce qui allait arriver, et si le soir-même, on aurait l'occasion d'y repenser en se couchant.
Les zéros et les uns prenaient aussi de la hauteur, rendant l'atmosphère encore plus oppressante. Les murs numériques finirent de monter, et entamèrent la construction d'une trame au dessus de la place. Les zéros et les uns étaient partout. Devant, derrière, à gauche et à droite. Au dessus, et en dessous...
Les formes s'agitaient. Quelques unes tentaient de forcer le mur, mais n'y arrivaient guère. Quand elles le touchaient, une onde aquatique se répandait le long de la barrière quantique, mais aucune brèche ne se formait. Elles étaient bel et bien enfermées...
Lan aussi se trouvait dans cette zone. Mais cela faisait partie de sa stratégie et tout se passait comme prévu. Il ne lui restait qu'une opération à faire, et le destin de ces âmes perdues et de ce prêtre corrompu serait scellé... pour de bon.

"Lancement de la conversion."

_________________



MidNight.

Lan & Lonn Malan't.

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Caravan In Wales [RP solo]

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